Algophobie : La peur d’avoir mal

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De toutes les phobies couvertes récemment sur ce blogue, voici celle qui risque de nuire le plus à celui qui en souffre. L’algophobie est la peur de se blesser, d’avoir mal ou de souffrir. Jusqu’à un certain point, tout le monde en souffre un peu, puisque très peu de gens aiment la douleur. Cependant, là où c’est problématique, c’est quand une personne ne peut plus fonctionner normalement par peur de se blesser.

Les symptômes

Les principaux symptômes de l’algophobie sont l’angoisse, l’anxiété et l’inquiétude, qui peuvent eux-mêmes entraîner leurs propres symptômes comme des maux de tête, des problèmes respiratoires et des douleurs musculaires. Ce qui rend ces symptômes dangereux, c’est le fait qu’ils sont tous reliés et s’accentuent entre eux. Par exemple, une personne qui a déjà peur de pratiquer une activité verra sa phobie amplifiée par l’anxiété. C’est un cercle vicieux en quelque sorte. Les effets de tels symptômes sur le quotidien des gens affectés diffèrent, et peuvent aller jusqu’à l’isolement le plus complet. Dans les degrés de phobie les plus faibles, on peut observer des prises de précautions quelque peu démesurées. Dans les degrés moyens, certaines activités sportives, comme le vélo et la course à pied, peuvent être retirées de la routine par peur de se blesser, ce qui risque d’entraîner une détérioration de la condition physique. La consommation démesurée d’antidouleurs est fréquente chez certains algophobes.

Les réactions face à la douleur diffèrent habituellement d’un algophobe à l’autre. En cas de blessure, certains se précipitent immédiatement aux urgences, tandis que d’autres vont plutôt se refermer et consommer des médicaments à outrance. De ces deux comportements, aucun n’est à prescrire, puisqu’excessifs. Le vrai problème de l’algophobe réside justement dans l’excès  et la démesure réactionnelle.

Traitement

Pour contrer l’algophobie, les professionnels de la santé prescrivent habituellement des anxiolytiques, mais c’est souvent par le biais de thérapies que les algophobes peuvent s’en sortir. Également, encaisser à l’occasion des formes variées de douleur est le meilleur moyen de guérison, puisque cela permet au cerveau d’augmenter le seuil d’endurance à la douleur. La psychothérapie est fréquemment utilisée et présente des résultats intéressants.

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Agoraphobie : Peur de la foule

 

Vous détestez être entouré par plusieurs personnes? Vous frémissez à l’idée de devoir vous frayer un chemin dans une foule de gens? La simple idée d’assister à un concert rock vous donne des cauchemars la nuit? Vous préférer de loin une visite tranquille au musée plutôt qu’une sortie au cinéma? Vous êtes sans doute agoraphobe. Cette phobie des endroits ouverts et publics n’est pas la peur la plus fréquente, mais peut être très incommodante pour celui qui en est accablé. 2% à 4% de la population souffriraient d’agoraphobie, et touchent majoritairement les gens entre 15 et 45 ans. Il y a bien sur plusieurs degrés à cette phobie. La forme mineure, dite simple, survient normalement vers la fin de l’adolescence. La forme majeure, quant à elle, se dessine habituellement vers 30 ans, et peut causer beaucoup plus de problèmes. On parle ici de crises de panique et d’évanouissements potentiels.

Réactions possibles

Il existe plusieurs types de réactions possibles pour un agoraphobe lorsqu’il est confronté à sa plus grande peur. Dépendamment de la réceptivité du sujet, il est possible qu’il souffre de crises de panique intense, allant jusqu’aux spasmes. Bien que ces spasmes puissent sembler inquiétants, ils ne posent généralement aucun problème pour la santé, sauf chez les gens cardiaques. Les crises de paniques peuvent se traduire de diverses façons. Une des plus communes est l’accélération du rythme cardiaque. Des secousses musculaires d’intensité variées peuvent également survenir, d’où le nom dérivé spasmophilie. Les agoraphobes peuvent également ressentir une pression voir une douleur au niveau de la cage  thoracique. Une sensation d’étranglement ou d’étouffement peut être ressentie. Contrairement aux claustrophobes qui eux se sentiront étouffés dans une petite voiture comme une Hyundai Accent, les agoraphobes sont davantage effrayés dans les grands endroits ouverts.


Traitement possible

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) sont les traitements les mieux conçus pour soigner l’agoraphobie. Les personnes ayant ce type de phobie peuvent également faire un travail sur soi, dans le but d’essayer de baisser leur niveau d’anxiété. Certains traitements plus avancés permettent même au patient de s’intégrer tranquillement en milieu hostile par simulation en 3d. Le réalisme de ces simulations permet à l’agoraphobe de s’habituer à son propre rythme à la foule sans toutefois se sentir en danger. Il est donc tout à fait possible de s’en sortir, mais il est important d’avancer à son rythme, si on ne veut pas se retrouver à la case départ en essayant de sauter les étapes. Bon courage!

 

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Hypnophobie : La peur de s’endormir

Hypnophobie

Du terme grec phobos, le mot phobie désigne en psychiatrie une peur obsédante, angoissante et irrationnelle, de situations de la vie courante ou d’objets plus ou moins familiers. Cette peur engendre un ensemble de souffrances psychiques chez le sujet concerné. Si l’on n’observe aucune conséquence dramatique chez des patients, les manifestations peuvent être plus sévères chez d’autres et exiger une prise en charge médicale.

Différents types de phobie

Les spécialistes ont pu identifier plusieurs types de phobie. Il y a les phobies sociales. L’éreutophobie (crainte obsessionnelle de rougir) et la blemmophobie (hantise du regard de l’autre) font partie de ces troubles. L’on peut citer également les phobies dites simples. Il s’agit de craintes éprouvées face à des objets, des animaux ou des insectes. Comme on peut le constater les phobies, peurs irraisonnées, se caractérisent par des symptômes spécifiques. L’hypnophobie est aussi un autre type de trouble ayant des effets étonnants sur le sujet.

Qu’est ce que l’hypnophobie ?

L’hypnophobie est un trouble de sommeil particulier. Les personnes atteintes d’hypnophobie éprouvent de la hantise à s’endormir. Leur peur peut parfois se transformer en une profonde angoisse morbide. L’hypnophobie peut également être définie comme la peur d’être soumis à des séances d’hypnose provoquant un sommeil artificiel.

Quelques manifestations d’hypnophobie

La simple pensée de s’endormir suffit à faire enclencher toute une série de réactions dans le corps de personnes hypnophobes : respiration haletante, apparition de nausées, excitation des glandes sudoripares, élévation du rythme cardiaque pour ne citer que celles-là. Les hypnophobes en viennent à ne plus vouloir déposer leurs têtes sur l’oreiller.

Les origines de l’hypnophobie

Un patient souffrant d’hypnophobie doit être consulté par un spécialiste de santé afin de déterminer l’origine des troubles. Quelques études ont pu établir un lien entre l’hypnophobie et certains traumatismes survenus dans le passé. Des processus inconscients liés à la peur de mourir durant le sommeil, par exemple, peuvent être la conséquence d’événements particulièrement douloureux ou traumatisants ayant affecté la vie du patient. L’hypnophobie se manifeste également chez certaines personnes qui ont visionné des films d’épouvante ou lu des histoires macabres.

Approche thérapeutique

Traitement hypnophobie

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Le traitement psychanalytique a pour but d’identifier le mécanisme des manifestations phobiques. Le psychanalyste ne veut pas seulement s’attaquer aux effets visibles du trouble de sommeil. Son objectif est de comprendre les causes sous-jacentes de la souffrance psychique du patient. À travers une investigation de son psychisme, le spécialiste s’efforce de cerner les origines du trouble, qu’elles soient lointaines ou récentes. Ce spécialiste peut toutefois travailler avec des thérapeutes recourant aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC) s’il estime que l’ampleur des symptômes le justifie.

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L’alcoolophobie

L’alcoolophobie est une crainte excessive de l’alcool et de ses effets.

Celui qui souffre de cette phobie redoute tout ce qui peut avoir un rapport avec l’alcool, ce qui le conduit à refuser de rencontrer des amis en soirée, de peur que l’un d’eux ne boive trop et que cela se termine par un drame.

Cette phobie peut avoir pour origine un traumatisme consécutif à une catastrophe provoquée par l’alcool. Ainsi, celui qui a été victime d’un accident provoqué par un chauffard ivre risque de souffrir d’alcoolophobie. Il en est de même en ce qui concerne une personne qui a connu une forte émotion à cause du comportement de quelqu’un qui avait trop bu. Ainsi, si le passager d’un train est resté bloqué parce qu’un automobiliste ivre qui avait essayé de se faufiler entre les demi-barrières d’un passage à niveau à été percuté par le train, il risque d’avoir une forte appréhension vis-à-vis de l’alcool. En effet, si le train avait déraillé, il aurait pu être tué ou gravement blessé.

D’autre part, l’alcoolophobie peut frapper celui dont un parent ou un proche était alcoolique, surtout si la personne est décédée d’un cancer provoqué par l’abus d’alcool ou d’une cirrhose du foie.

Cependant, celui qui est atteint d’alcoolophobie souffre, car sa phobie l’empêche d’avoir une vie sociale harmonieuse. En effet, il se sent mal à l’aise dans une soirée où les personnes boivent volontiers du champagne. En outre, il peut être victime de sarcasmes de la part de son entourage, surtout s’il est adolescent. En effet, les adolescents sont parfois amusés par le fait de s’enivrer et celui qui refuse de boire exagérément risque de devenir la tête de Turc du groupe dont il fait partie.

Si cette crainte de l’alcool cause une gêne réelle dans votre existence, la meilleure solution consiste à consulter un psychiatre ou un psychanalyste qui vous aidera à repérer l’origine de votre alcoolophobie, ce qui constituera le début du parcours à effectuer pour vous en libérer. Ensuite, quelques séances de psychothérapie vous aideront à comprendre que l’alcool ne cause aucun danger tant qu’il est bu en quantité raisonnable.

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La stomatophobie : la phobie du dentiste

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La stomatophobie…
Derrière ce mot étrangère, se cache un problème sérieux pouvant toucher toutes les couches de la population sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social : la phobie du dentiste.
Cette phobie conduit les patients souffrant de ces troubles à négliger les soins bucco-dentaires et à éviter voire refuser les visites chez le dentiste, ne serait-ce que pour un simple contrôle. Plutôt que de se faire soigner, certains patients vont même jusqu’à supporter d’atroces douleurs dentaires.

Les origines
Les causes peuvent être multiples comme de mauvaises expériences ou l’image véhiculée par l’entourage.

Les signes
On observe fréquemment une anxiété aiguë par rapport aux soins dentaires, avec l’impression de ne plus contrôle ses émotions, une dégradation anormale de la santé bucco-dentaire. Des signes peuvent aussi être observés par une simple pensée, une simple vue des équipement ou encore le bruit de la roulette. Par exemple, le patient phobique peut avoir les mains moites, des nausées et vomissements, des sueurs, son rythme cardiaque et sa respiration s’accélère, il peut avoir une impression de bouche sèche, de gorge nouée ou de crampe ou ventre. Certains patients ont même des crise d’angoisse, des crises de spasmophilie qui peuvent aller jusqu’à la perte de connaissance.

Les conséquences
La phobie du dentiste aboutit à une négligence chronique incontrôlable. Cela empêche le malade de se rendre à un rendez-vous qui parait insurmontable. L’état bucco-dentaire se dégrade alors puisque le patient est impuissant. Ainsi de multiples caries peuvent apparaître, tout comme des maladies parodontales, une halitose pouvant aller jusqu’à une perte de dents, de sévères infections voire des troubles cardiaques. Certaines de ces affections peuvent affecter des fonctions telles que la mastication, la déglutition ou l’élocution. De plus, le sourire perd de son esthétique. L’aspect psychologique a également un fort impact puisque les patients ne peuvent plus sourire ou même parler car elles souffrent d’un complexe lié à l’état de leur dentition. Leur estime de soi se dégrade aussi, et cela peut créer des problèmes liés à l’intégration sociale. La stomatophobie est un véritable cercle vicieux car en plus de la peur incontrôlable des dentistes, se développent également un sentiment de honte et la peur des reproches, qui déstabilisent d’autant plus.

Les traitements
Une phobie est par définition une peur irrationnelle. Tenter de raisonner une personne phobique pour la convaincre serait vain voire néfaste car cela pourrait conduire à un blocage définitif.
Pour commencer, un suivi thérapeutique peut, dans un premier temps, être une bonne solution pour amorcer le déblocage. Mais les résultats ne sont pas garantis.
Des traitements divers comme des anxiolytiques à prendre juste avant le rendez-vous chez le dentiste, le recours à la sophrologie, à la relaxation, à l’hypnose ou encore à l’acuponcture pourront soulager certains patients.

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Vaincre sa phobie sociale à Sherbrooke

Les personnes atteintes de phobies sociales peuvent opter pour certaines villes du Québec pour un milieu de vie adapté à leurs besoins spécifiques (exemple : Montréal, Sherbrooke…), en raison de l’accès à plusieurs groupes de thérapies et même à des activités comme des cours de théâtre spécialement dédiés à ce type de trouble. Dans chaque région du Québec, vous avez accès à des CLSC (centre local de services communautaires) qui regroupent les différentes adresses pour des thérapies de groupe.

Présentation générale de la problématique

La phobie sociale est une peur de l’interaction sociale qui se traduit par des symptômes physiques comme la nausée, les vertiges, les tremblements…Afin de combattre cette anxiété sociale, il existe des thérapies comportementales et cognitives ou des thérapies cognitives basées sur la pleine conscience. Une approche médicamenteuse peut aussi appuyer la thérapie. Le sujet doit cependant effectuer un véritable travail d’introspection pour comprendre les causes de sa phobie.

Comment bien profiter des soins dans une ville comme Sherbrooke

Une ville aussi paisible que Sherbrooke est un milieu de vie idéal pour les personnes souffrant de phobie sociale. Les cliniques d’anxiété-dépression et les hôpitaux (par exemple l’hôpital Fleurimont) de cette ville proposent des thérapies de groupe en présence de psychiatres et d’ergothérapeutes qualifiés. D’autres activités, par exemple des cours de théâtre, auxquels vous aurez accès, peuvent aussi aider à vaincre cette maladie. Par exemple, L’Autre Rive est un organisme très actif dans la lutte de la phobie sociale depuis les années 80. Les habitants de Sherbrooke peuvent profiter gratuitement de l’aide offerte par le biais d’organisme comme celui-ci.

Pour les personnes atteintes de cette phobie, il est important de se reprendre en main et de vaincre la spirale infernale de la maladie. Le milieu de vie est certes un facteur facilitant au processus de guérison. Sherbrooke est une ville tranquille avec de nombreux espaces verts où il vous sera possible de trouver une maison à vendre près de tous les services, ce qui facilitera l’accès à des professionnels qui sauront vous aider véritablement à vaincre cette phobie !

 

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L’activité physique comme remède à la phobie sociale

La phobie sociale, ce trouble de l’anxiété apparaissant dès qu’une personne est confrontée à n’importe quelle situation sociale, peut être vaincue. Comment? L’activité physique, un bon remède anti-stress, peut représenter une solution possible.

Il existerait un lien entre la pratique de l’activité physique et le maintien d’une bonne santé mentale. Plusieurs études scientifiques prouvent ce fait. L’exercice physique permet de réduire l’anxiété et la dépression qui représentent la suite logique de cette pathologie. Cela permet également d’améliorer la confiance et l’estime de soi, posant souvent problème chez les personnes atteintes.

Toutefois, l’exercice physique doit être vu comme étant un projet à long terme. Il faut établir des objectifs réalistes. Idéalement, les exercices devraient être pratiquées régulièrement pendant environ 30 minutes, et ce, en moyenne 3 à 4 fois par semaine. Persévérer dans cette voie est extrêmement important. Il ne faut pas abandonner sinon tout est à recommencer. L’adoption de saines habitudes de vie vous permettra de combattre les symptômes de la phobie sociale. L’exercice physique doit faire partie de votre routine. Les bienfaits de l’exercice se font sentir rapidement : détente et diminution du stress. L’esprit devient également plus clair. Pour établir de bonnes habitudes, vous pouvez débuter plus lentement. Une marche rapide de 20 à 30 minutes par jour suffit à détendre une personne anxieuse. Après, il est toujours possible de s’inscrire à un abonnement dans une salle d’entraînement où des programmes d’exercices vous seront proposés. Voici quelques idées d’activité physique ou encore d’endroits pour pratiquer celles-ci. C’est un bon moyen pour se faire de nouveaux amis. Vous en retirerez de bons avantages sur les plans social et personnel. À retenir : Il est important que la personne soit bien encadrée dès le début.

Le dicton « Un esprit sain dans un corps sain » sera toujours vrai. Il faut y croire. Il est toujours possible de s’en sortir avec de la volonté. Ayez du plaisir en pratiquant votre activité physique et vous obtiendrez en retour des bénéfices sur le plan psychologique. C’est mieux qu’un médicament. Au moins, il n’y a pas d’effets secondaires indésirables. Vous aurez une meilleure image de vous-même et votre confiance en soi se portera de mieux en mieux. Plus vous ferez de l’exercice, plus les effets sur votre santé mentale seront grands.

 

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La peur de conduire

La peur de conduire relève de la phobie qui à la différence de la peur est une peur irrationnelle. C’est une peur sans raison. Les phobiques sont d’ailleurs tout à fait conscients de l’irrationalité de leur phobie. Ils vont cependant tenter à tout prix d’éviter l’objet phobogène.
La peur de conduire est une de ces phobies. Il ne faut pas l’assimiler à la peur de conduire qui survient après un accident grave de la route. Cette peur est alors réactionnelle et tout à fait normale. A l’inverse il n’est souvent trouvé aucune origine à la phobie de conduire.
La phobie peut être totale ou partielle. Soit la personne ne peut absolument pas prendre son véhicule même pour un petit trajet, soit la personne pourra tout de même conduire en évitant certaines situations.
Les situations qui sont le plus souvent évitées par le phobique sont l’autoroute. D’autres personnes vont avoir peur de la vitesse, de prendre un chemin inconnu, de s’éloigner de leur domicile, de se retrouver coincé dans un embouteillage, de causer un accident et de mourir ou de tuer quelqu’un. La conduite hivernale peut à elle seule engendrer la peur. Les risques de dérapage sont élevés l’hiver, particulièrement si le véhicule conduit n’est pas chaussé de pneus d’hiver convenable

Comment cette phobie se manifeste-t-elle si la personne tente tout de même de prendre la voiture?
Elle va très vite être prise d’une bouffée d’angoisse, d’un sentiment de panique. Elle aura le sentiment de ne plus arriver à respirer, sa respiration sera d’ailleurs saccadée. Elle se retrouvera intérieurement comme dans une situation de mort imminente.
Afin d’éviter ces symptômes particulièrement désagréables, la personne va fuir toutes les situations qui l’amèneraient à prendre son véhicule. Et comme chaque fois qu’elle évite ces situations, elle se sent mieux, elle va associer sa fuite à un sentiment de bien-être et aura de plus en plus tendance à éviter ces situations traumatisantes pour elle.

Alors, que faire? Existe-t-il des alternatives?

Le modèle de voiture n’est probablement pas la solution à ce genre de problème. Opter pour une Toyota Corolla réputée pour sa fiabilité, au lieu d’une petite golf Volkswagen modifiée, n’y changera effectivement rien, mais peut tout de même aider à mettre en confiance. Opter pour de bons pneus ne peut pas nuire, puisque les risques de dérapage engendrent la peur chez beaucoup de conducteurs.

Outre cela, il existe bien entendu les médicaments, type anxiolytique. Mais à la longue, ceux-ci conduisent à une dépendance et réduisent la vigilance au volant.

Aussi, les thérapies comportementales ont fait leurs preuves ces dernières années dans ce type de phobie. Elles vont aider la personne à se reconnecter positivement à ces situations stressantes. Et ce, de façon progressive.

 

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Un séjour en groupe au chalet pour apprivoiser la phobie sociale.

La phobie sociale est une maladie encore méconnue qui représente pourtant un handicap de taille. Elle se caractérise principalement par une très grande anxiété face à une situation sociale. La peur d’être humilié et le regard des autres deviennent alors un poids terrible, plaçant la personne atteinte de phobie sociale dans une situation de panique.

Si la phobie sociale se développe bien souvent avant l’âge de vingt ans, il n’est pas rare qu’elle perdure plusieurs années. Dans mon cas, elle semble empirer avec le temps… Cette situation que je caractérise comme un malaise extrême en contexte social est plutôt incompris par l’entourage en général.

Comme je le croyais jusqu’à récemment, les victimes de ce trouble ont généralement tendance à penser qu’il est dans leur nature de ressentir ce malaise et, par conséquent, restent trop longtemps prisonnières de la phobie sociale. Cette croyance amène donc à éviter toute épreuve qui pourrait s’avérer une confrontation à une situation sociale.

Pourtant, pour pouvoir avancer et faire taire peu à peu ses craintes, moi et les autres personnes atteintes de phobie sociale, devons apprendre faire face à nos peurs afin de canaliser nos angoisses.

Après une réflexion intense sur ma condition actuelle, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter l’expérience d’un séjour en vie de groupe? Mes recherches m’ont menée à plusieurs options possibles, mais une seule intéressante. Dénicher un chalet à louer au beau milieu d’un endroit paisible en compagnie d’un groupe de personnes, composé essentiellement d’amis. Il ne faut quand même pas rendre la chose plus difficile qu’elle ne l’est déjà! Un séjour éprouvant pour moi, souffrant de phobie sociale, mais qui au bout du compte s’est avéré une expérience enrichissante. Je suis loin d’être départi de ce grand malaise, mais au moins, petit à petit j’apprends à l’apprivoiser et surtout, à me surpasser.

En fin de compte, je trouve qu’organiser une activité préventive de groupe contre la phobie sociale aide notamment à aborder les différents obstacles générés par cette nouvelle expérience, et à appréhender les manifestations de l’anxiété : tremblements, nausées, rougissements, etc. De plus, entourée de proches ou encore de personnes souffrant également de phobie sociale, la pression du regard des autres est plus aisée à supporter.

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